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Mesures d’aménagement du territoire

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Les cartes de dangers d’avalanche sont un instrument important pour l’aménagement du territoire. Elles indiquent où les zones habitées sont menacées par les avalanches, et la fréquence et l’intensité de ces phénomènes. Elles constituent la base pour la définition des zones de danger dans le plan d’affectation et sont importantes pour organiser les urgences.

 

Les collaborateurs du SLF ont élaboré, dès l’année 1960, une des premières cartes de danger de la Suisse pour la commune de Wengen – à l’époque encore sur la base des avalanches observées, sans effectuer de calculs. Lors de la période avalancheuse de 1968, où notamment la région de Davos a subi de gros dommages et des victimes, de nombreuses avalanches ont dépassé les zones de danger existantes. Nous avons alors travaillé sur des directives pour la réalisation de cartes de danger.
Au cours des deux dernières décennies, les simulations d’avalanches ont pris de l’importance pour le zonage des dangers. L’objectif des simulations d’avalanches est d’une part de prévoir l’extension de leur parcours, et d’autre part de déterminer leur impact pour planifier les mesures de protection nécessaires. Nous avons développé dans cette optique le logiciel de simulation d’avalanche RAMMS, à la pointe de la technique pour les calculs d’avalanches. Le modèle détermine automatiquement la répartition spatiale de la hauteur, de la vitesse et de la pression d’écoulement. En Suisse, les cantons sont responsables de l’élaboration des cartes de danger. Elles sont réalisées par des bureaux d’études privés en collaboration avec les services cantonaux de dangers naturels. Le SLF peut intervenir en cas de litige en tant que chef expert. Par ailleurs, le SLF conseille les cantons et les bureaux d’études privés si la situation dangereuse est complexe.

Lors de l’hiver avalancheux de 1999, les cartes de danger ont en général fait leurs preuves. Les cas d’avalanches ayant dépassé les limites prévues ont été rares. Après l’hiver avalancheux de 1999, le parcours des avalanches a été documenté par des photos aériennes dans de nombreuses zones. Grâce à ces informations, nous avons pu continuer à développer nos modèles de simulation et les communes ont pu améliorer leurs cartes. Aujourd’hui, 99 % des communes dont le territoire est menacé par des avalanches possèdent une carte de danger.

Dans les zones rouges de danger, il est interdit de construire

Les cartes de danger divisent le territoire en zones de différents niveaux de danger. Les critères de danger sont la fréquence et l’intensité des avalanches. Les différents degrés de danger sont représentés par les couleurs rouge, bleu, jaune et blanc.
Une « zone rouge » désigne une zone menacée de manière marquée. Il faut s’attendre à des destructions de bâtiments en cas de passage d’avalanche. Pour une avalanche d’une durée de retour de 300 ans, les pressions s’élèvent à plus de 30 kN/m2. Les personnes sont en danger aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des bâtiments. Aucune zone constructible ne peut être aménagée dans une zone rouge, qui est donc essentiellement un domaine interdit à la construction.
Dans la zone bleue, les avalanches plus rares peuvent survenir avec des pressions intermédiaires inférieures à 30 kN/m2. Les personnes ne sont pratiquement pas en danger à l’intérieur des habitations, ce qui n’est pas le cas au-dehors. Les nouvelles zones constructibles ne peuvent être envisagées qu’après enquête d’utilité publique. Les permis de construire sont soumis à des conditions. Les parties de construction exposées doivent être protégées par des ouvrages (protection des objets), et des plans d’évacuation doivent être préparés pour les habitants.
Dans la « zone de jaune » le danger est faible. Les personnes ne sont que très faiblement menacées, et on peut s’attendre à des dommages très faibles sur les bâtiments. On utilise en général la couleur jaune pour les zones de dépôt des avalanches de poudreuse.
Dans la « zone blanche », le danger est inexistant ou négligeable.

Limites des cartes de danger

Le problème est que de nombreuses zones ont été habitées dans l’espace alpin bien avant que des cartes de danger d’avalanche aient été élaborées. Ces zones ne peuvent être sécurisées que par des mesures constructives de protection.