L’appli White Risk récompensée pour ses 20 ans

Élue meilleure application suisse juste avant son 20e anniversaire : White Risk est née en 2006 sous la forme d’un CD-ROM destiné à la prévention des avalanches. Aujourd’hui, cet outil de planification primé compte plus de 100 000 utilisatrices et utilisateurs. La plateforme pour la sécurité en montagne, qui a failli disparaître en 2016, est à l’avant-garde du numérique.

  • White Risk a 20 ans : au début, il s’agissait d’un CD-ROM éducatif développé par le SLF et la Suva.
  • Prévention des avalanches : un outil de planification des itinéraires pour se familiariser avec le terrain avant de s’aventurer en montagne – la prévention passe par la préparation. 
  • À l’avant-garde du numérique : White Risk est proposée comme application depuis 2009 et comme plateforme web synchronisée depuis 2014.

Quand on consulte le dernier bulletin d’avalanches, on est renvoyé vers White Risk. L’application relaie les informations sur la neige et sur les avalanches de l’Institut pour l’étude de la neige et des avalanches SLF. Même si le hors-piste compte de plus en plus d’adeptes, la moyenne sur 20 ans des victimes d’avalanche en Suisse reste constante à 22 personnes tuées par an. Un succès pour la plateforme de prévention des avalanches White Risk, qui fête ses 20 ans cet hiver.

Prévisionniste d’avalanches au SLF en 1998, le géographe et guide de montagne Stephan Harvey donnait également des cours sur les avalanches. À cette époque, on se formait aux avalanches en lisant et en observant des photos. On traçait son itinéraire au crayon graphite sur des cartes en papier et on calculait soi-même l’inclinaison des pentes avec une règle spéciale à partir des courbes de niveau. L’envie de S. Harvey de transmettre son savoir a trouvé écho auprès de la Caisse nationale suisse d’assurance en cas d’accidents (Suva) qui souhaitait alors réaliser une vidéo sur les cinq degrés de danger d’avalanches. Le SLF et la Suva se sont ainsi rapprochés pour travailler ensemble sur la prévention des accidents.

500 commandes par jour

Peu de temps après, la Suva reçut le travail de master réalisé par Daniel Landolt. Cet étudiant adepte du freeride avait conçu et développé un CD-ROM interactif sur les avalanches. S. Harvey, en consultant le projet, avait trouvé l’idée « géniale, mais les contenus pas toujours exacts ». Il allait y remédier. La Suva avait décidé de communiquer sur ces travaux et de leur apporter son soutien financier. Alors nommé chef de projet, S. Harvey est aujourd’hui encore derrière White Risk. C’est ainsi que le premier outil éducatif portant sur la prévention des accidents d’avalanche a vu le jour en 2006. Le public lui a réservé un très bon accueil : la première semaine de son lancement, le SLF recevait environ 500 commandes par jour. Trois ans plus tard, White Risk se déclinait en application. Aujourd’hui, 100 000 personnes enregistrées l’utilisent.

Vers les bonnes décisions

White Risk veut former grâce à des contenus éducatifs en ligne, sensibiliser aux risques et éviter les accidents par une préparation des sorties appropriée. Le SLF et la Suva partagent cette vision de la prévention et veulent aiguiser le sens des responsabilités de chacun et chacune, pour aboutir à des décisions avisées avant que la situation ne devienne critique. En 2013, White Risk arrive sur le web. Cette nouvelle mouture fournit des cartes avec l’inclinaison des pentes et un outil de planification des itinéraires qui se synchronisent avec l’application. Une avancée inédite. Par contre, la plateforme refuse de fournir des itinéraires tout tracés. Ses utilisateurs doivent planifier eux-mêmes leur itinéraire à ski et se confronter au relief. « L’outil veut nous guider vers les bonnes décisions, mais ne décide pas à notre place », explique S. Harvey.

Une nouvelle architecture

Malgré sa popularité, White Risk s’est retrouvée sur une étroite ligne de crête en 2016, avec des technologies dépassées, son développeur externe des premiers temps parti et un site web condamné à ne plus fonctionner dans quelques années. À partir du code vieillissant des trois plateformes iOS, Android et Web, une petite équipe de développeurs de logiciels a progressivement mis en place une nouvelle architecture logicielle robuste, capable de fonctionner de façon fiable même sans couverture de réseau. Aujourd’hui, les recettes des abonnements couvrent majoritairement les charges de personnel liées au fonctionnement de White Risk. L’abonnement donne également accès à des contenus éducatifs supplémentaires, à des niveaux de cartes et à des fonctions comme la reconnaissance automatique des passages clés. Pour ses nombreuses fonctionnalités innovantes et pour son intuitivité, White Risk a été nommée « Best of Swiss Apps » à l’automne 2025. Une belle reconnaissance pour son 20e anniversaire.

White Risk
La plateforme White Risk du SLF réunit tous les éléments indispensables à la préparation de sorties à ski : le dernier bulletin d’avalanche, des modules didactiques sur les avalanches, un outil de planification des itinéraires et une fonction GPS. Éditée par le SLF et la Suva, White Risk associe recherche et prévention sur une seule et même plateforme qui intègre des cartes du monde entier, des webcams, des pistes de ski, des cabanes et les niveaux de difficulté des itinéraires VTT. Les inclinaisons de pente sont disponibles de l’Autriche à l’Espagne. En France, on peut accéder au bulletin d’avalanches local. Parmi les nouveautés : on peut consulter les niveaux de carte des terrains avalancheux CAT et ATH de France et d’Autriche (en plus de la Suisse) qui affichent les potentielles zones de départ et d’arrêt des avalanches. Si White Risk leur fournit des informations essentielles sur la situation avalancheuse, les randonneuses et randonneurs peuvent aussi contribuer à l’application en envoyant des retours du terrain. Les observations de départs d’avalanche ou de fractures alimentent directement le Service de prévision des avalanches et sont une contribution essentielle aux prévisions d’avalanches.

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