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Wochenbericht 22. - 28. Februar 2019

Contenuto principale

 

Persistance d’un temps ensoleillé et très doux, avalanches de glissement comme danger principal

Au cours de cette période examinée par le rapport hebdomadaire, la période de beau temps s’est poursuivie. Les températures ont à nouveau nettement augmenté et l’isotherme zéro degré a atteint les altitudes d’environ 3600 m dans l’ouest et d’environ 3200 m dans l’est. Le mois de février était ainsi le deuxième à cinquième le plus doux depuis le début des mesures. Le nombre d’endroits dangereux pouvant faire l’objet d’avalanches de neige sèche a encore diminué. Les avalanches de glissement sur les pentes raides exposées au sud constituaient encore le danger principal.

 
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Soleil et températures douces ont marqué cette période examinée par le rapport hebdomadaire. Pour les randonnées à skis, les conditions étaient magnifiques. Pendant les nuits claires, une croûte portante se formait sur les pentes raides exposées au sud; elle se ramollissait en cours de journée et invitait au plaisir des descentes. Comme, par exemple, la descente de la Wandeliflue (Saanen, BE) à environ 2100 m le dimanche 24 février (photo: L. Hofer).
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De nombreuses avalanches de glissement ont cependant aussi été signalées. Par exemple à la Crasta Mora près de Bever (GR; photo: J. A. Bisaz, 22.02.2019), cette avalanche a emporté beaucoup de neige sur sa trajectoire, …
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… empruntant les flancs raides exposés au sud-ouest de l’Arête de la Lui avec des dépôts jusqu’à 1700 m d’altitude à proximité de la rivière Trient (VS; photo: J.-L. Lugon, 23.02.2019), …
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… également sur le terrain d’expérimentation du SLF exposé au soleil dans la vallée de la Sionne (Arbaz, VS; photo: P. Huguenin, 23.02.2019), …
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… au Sassauna (Grüsch, GR; 2307 m) avec vue en direction à la Salgina (photo: L. Dürr, 24.02.2019), …
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… dans le val d’Urezza au-dessus de Zuoz (GR; photo: A. Moeckli, 25.02.2019), …
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… côté est dans le voisinage du Chlus (à l’avant-plan) près du col du Klausen (Spiringen, UR; photo: A. Stella, 25.02.2019), …
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… à la cabane Fergen sur le territoire de la commune de Klosters-Serneus (GR; photo: M. Ruggli, 26.02.2019), …
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… ou dans la Chammplangge au Gulderstock sur le territoire de la commune de Glaris Sud (GL) à environ 2400 m (photo: A. Schmidt, 27.02.2019).
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Le vent comme artiste sur le Plateau du Trient à environ 3400 m (VS). D’anciennes traces de skis subsistent en tant que „négatif“, après que le vent a „sculpté“ la neige avoisinante moins tassée (photo: J.-L. Lugon, 23.02.2019).
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Persistance d’un temps doux pendant la semaine écoulée. Avec les températures douces et l’ensoleillement plus intense, la surface neigeuse se ramollissait, mais elle gelait à nouveau pendant les nuits claires et froides. C’est pourquoi, comme par exemple ici au Chäserrugg (2260 m, Wildhaus-Alt St. Johann, SG), la croûte superficielle réfléchit le soleil bas comme un miroir (photo: P. Diener, 23.02.2019).
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Le même effet renvoie les reflets rougeâtres du crépuscule sur la surface neigeuse visibles lorsqu’on regarde depuis la cabane Kesch à 2625 m (Bergün Filisur, GR) vers le Piz Ela (3339 m) et le Tinzenhorn (3173 m) (GR) (photo: SLF / V. Feicht, 23.02.2019).
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Lors du test du bloc glissant, un bloc de neige dégagé à la pelle est soumis à une charge de plus en plus lourde. Même si sous une surcharge importante – comme ici un saut d’en haut sans skis – aucune fracture n’est provoquée, le manteau neigeux est stable à cet endroit (Chäserrugg, SG; photo: P. Diener, 23.02.2019).
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Image classique de la semaine écoulée: Sur la façade nord, même des pentes extrêmement raides pouvaient souvent être empruntées, tandis que côté soleil, le risque d’avalanche de neige mouillée et d’avalanche de glissement augmentait, comme le prouve cette photo prise dans le Leidtal près d’Andermatt (UR) (photo: R. Imsand, 23.02.2019).
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Les flancs raides de névé, comme lors de la montée vers le sommet du Piz Kesch (3418, GR), étaient très praticables avec de bonnes conditions de sécurité pendant la matinée (photo: SLF / V. Feicht, 24.02.2019).
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L’avalanche à la Fruntalp (Vals, GR) a brisé certaines parties de la couverture de glace du lac de Zervreila à 1760 m. Cette avalanche est également visible sur la vidéo 5 (photo: H. Tönz, 24.02.2019).
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Ces gueules de poissons près de l’arête menant au Sassauna à proximité de Grüsch (GR) présentent parfois des formes bizarres (photo: SLF / L. Dürr, 24.02.2019).
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Le long du flanc sud-est de la chaîne du Hoch Ducan (3062 m; Bergün Filisur, GR), plusieurs coulées et avalanches de neige mouillée se sont décrochées au niveau des rochers (photo: SLF / F. Techel, 25.02.2019).
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Les avalanches de glissement ici sur les pentes exposées au sud-est en dessous du Tschep (2941 m) près de Tamins (GR) ne se sont pas décrochées, comme c’est fréquemment le cas ailleurs, sur de l’herbe longue couchée, mais sur des plaques rocheuses lisses visibles à l’avant-plan (photo: SLF / K. Winkler, 26.02.2019).
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Cette avalanche s’est décrochée sur des bandes rocheuses abruptes orientées à l’est à près de 3000 m d’altitude au nord du Titlis (Engelberg, OW; photo: G. Voide, 28.02.2019).
 

Météo

Grâce à l’anticyclone „Frauke“, le temps ensoleillé et doux de la période précédente couverte par le rapport hebdomadaire a également persisté pendant cette période. Les températures de l’air étaient même encore plus élevées que la semaine précédente. Tout au long de la période, il faisait plus doux dans l’ouest que dans l’est (cf. figure 1). A partir du samedi 23 février, l’isotherme zéro degré se situait nettement au-dessus de 3000 m dans l’ouest (à environ 3600 m) et aux alentours de 3000 m dans l’est.

 

A diverses reprises, l’humidité relative de l’air était vraiment basse, surtout en montagne, avec des valeurs généralement entre 10 et 20%, et parfois même en dessous de 10%. Le vendredi 22 février faisait exception avec un temps généralement nuageux sur le centre et l’est du versant nord des Alpes ainsi que dans le nord et le centre des Grisons. Il était même tombé localement quelques flocons de neige. Pour le reste, des passages nuageux élevés décoraient le ciel, mais seulement temporairement. Cet air sec était acheminé par la bise (seulement en allemand). La direction du vent oscillait entre le nord et l’est et le vent était généralement faible à modéré. Dans le Jura et dans les Préalpes ainsi qu’aux altitudes relativement élevées de la crête nord des Alpes et de la crête principale des Alpes, le vent était temporairement fort et même tempétueux. Il n’a toutefois guère transporté de neige.

 

Manteau neigeux et situation avalancheuse

Le manteau neigeux et la situation avalancheuse n’ont que peu changé au cours de toute la période examinée par le rapport hebdomadaire. Le danger d’avalanche de neige sèche a encore diminué et était évalué au degré 1 (faible), tandis que le danger d’avalanche de glissement augmentait à chaque fois en cours de journée sur les pentes raides exposées au sud.

Pentes exposées au sud

Déjà comme au printemps: Les températures vraiment douces ont surtout eu leur effet sur les pentes raides exposées au sud. Pendant la journée, la neige s’y transformait en neige gros sel sous l’effet de l’ensoleillement. Des pénitents de neige se formaient en de nombreux endroits en raison de la faible humidité de l’air (cf. figure 2). Pendant la nuit, une croûte portante se formait jusqu’en haute montagne.

 

Pentes exposées au nord

Encore comme en hiver: Sur les pentes exposées au nord, la neige restait sèche. A certains endroits, il y avait parfois encore de la neige meuble métamorphosée permettant une pratique très agréable du ski (cf. photo 3). À d’autres endroits, la surface neigeuse était fortement marquée par l’action du vent et irrégulière. Dans les zones plutôt faiblement enneigées, tout le manteau neigeux avait souvent subi une métamorphose constructive et était meuble, de sorte qu’à pied (mais parfois aussi avec les skis), on s’enfonçait jusque dans des couches proches du sol.

 

Avalanches de glissement

Pendant cette période, tout comme déjà pendant la période précédente couverte par le rapport hebdomadaire, les avalanches de glissement constituaient le danger principal (cf. photo 4 et vidéo 5). Malgré le nouveau réchauffement sensible du temps (cf. figure 1) et l’ensoleillement, il y a eu moins d’avalanches de glissement qu’annoncé dans les prévisions. Elles se sont essentiellement décrochées sur des pentes raides exposées au sud, dans l’ouest en dessous de 3000 m, dans l’est et le sud en dessous de 2600 m environ. Localement, on a également signalé des fissures de glissement et des avalanches de glissement sur des pentes exposées au nord en dessous de 2000 m environ. En raison du temps doux et de l’ensoleillement, les avalanches de glissement étaient soumises à une certaine augmentation en cours de journée. Cela signifie que la plupart des avalanches se sont déclenchées au cours de la seconde moitié de la journée, mais parfois aussi pendant la nuit ou la matinée. Au cours de la période examinée, l’activité avalancheuse n’a pas changé de manière significative et elle était même un peu plus faible que pendant la période précédente. Environ la moitié des avalanches enregistrées étaient petites (taille 1), quelque 40 % étaient moyennes (taille 2), près de 10 % étaient grandes (taille 3) et une avalanche était très grande (taille 4).

 
 

Avalanches de neige mouillée

On a observé nettement moins d’avalanches de neige mouillée que d’avalanches de glissement et elles se sont surtout décrochées comme coulées de neige meuble en terrain extrêmement raide percé de rochers. C’est la raison pour laquelle elles ne sont pas reprises comme problème avalancheux dans le bulletin d’avalanches, mais seulement mentionnées dans la description du danger.

 

Neige soufflée

Dès le début de la période examinée, il n’y avait pratiquement plus de neige pouvant être transportée par le vent. Même la neige encore relativement meuble présente sur les pentes exposées au nord (cf. ci-dessus) n’était plus guère transportable par le vent. Par conséquent, le vent fort à tempétueux soufflant surtout le vendredi 22 et le samedi 23 février n’a déplacé que peu de neige (cf. photo 6). Sur les pentes orientées au nord, les accumulations de neige soufflée se sont déposées sur une surface neigeuse défavorable et étaient parfois susceptibles de se décrocher facilement. Elles étaient toutefois seulement minces et les avalanches étaient petites.

 

Le danger d’avalanche est donc resté au degré 2 (limité) le vendredi 22 et le samedi 23 février, en raison de la neige soufflée fraîche, surtout sur la crête nord des Alpes et la crête principale des Alpes.

 

Neige ancienne

Dans certaines parties des Grisons ainsi que dans les Alpes fribourgeoises et dans l’Oberland bernois directement avoisinant, le problème lié à la neige ancienne jouait au début encore un rôle déterminant justifiant le degré de danger 2 (limité). La partie centrale du manteau neigeux renfermait parfois encore des couches molles de neige métamorphosée à grains anguleux, mais ces couches ne pouvaient plus guère se décrocher. Dans les zones plutôt faiblement enneigées, tout le manteau neigeux était souvent métamorphosé et meuble (cf. figure 7). La propagation d’une rupture était de plus en plus improbable. C’est ainsi que par la suite le danger d’avalanche a pu être ramené au degré 1 (faible) également dans ces régions.

 

Accidents d’avalanche

Au cours de cette période examinée par le rapport hebdomadaire, il n’y a pas eu d’accident mortel d’avalanche.

Sur le versant raide nord-est du Simelihorn (2749 m, Grindelwald, BE), une personne a été emportée et blessée par une avalanche le samedi 23 février à environ 2600 m, mais le SLF ne dispose pas d’informations complémentaires à ce sujet.

 

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