Sur les pentes raides exposées au nord de haute altitude, c’est-à-dire au-dessus de 2000 m environ, le manteau neigeux était encore sec. Ailleurs, il était humide au moins en surface, et après des nuits claires, il était gelé et offrait à chaque fois le matin une surface portante. Par conséquent, le danger d’avalanche était souvent faible (degré 1) le matin, avec les exceptions suivantes:
- Au cours de la dernière période examinée par le rapport hebdomadaire, il était tombé un peu de neige par des températures hivernales sur une grande partie du territoire, et dans le sud localement jusqu’à 40 cm. Cette neige fraîche ne s’était pas encore suffisamment stabilisée, de sorte que le vendredi 3 avril un danger d’avalanche limité (degré 2) était annoncé dans les régions intra-alpines du Valais ainsi que dans de grandes parties du Tessin et des Grisons. Le samedi 4 avril, cela ne concernait plus que certaines parties du Tessin et le sud Moesano.
- Pendant la nuit du dimanche au lundi 6 avril, le foehn parfois fort de secteur sud pouvait déplacer un peu de neige ancienne sur les pentes à l’ombre de haute altitude. C’est la raison pour laquelle un degré limité d’avalanche de neige sèche (degré 2) était annoncé pour une journée pour les montagnes relativement hautes du versant nord des Alpes.
Surtout dans les régions intra-alpines aux endroits orientés au nord, abrités du vent et avec peu de neige au-dessus de 2400 m environ, le manteau neigeux renfermait localement des couches fragiles profondes (cf. série de photos 2). Même si les tests de stabilité donnaient encore localement lieu à des ruptures dans ces couches, il n’y a plus eu d’avalanches depuis un certain temps déjà. Le danger d’avalanche de neige sèche a dès lors, ici aussi, été évalué comme faible (degré 1), mais assorti du problème avalancheux typique lié à la "neige ancienne".